Essor du secteur de l’énergie en Afrique et pollution

 Une subvention de 965.000 dollars vient d’être accordée par le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) de la Banque africaine de développement (BAD) à la Société d’ingénierie énergétique (SIE). L’objectif est de soutenir la SIE dans sa transition pour devenir la première « Super Energy Service Company » (ESCO) en Afrique,

nous informe le Maroc Hebdo. La subvention servira à accompagner la SIE dans sa transition en “Super Energy Service Company”. Son rôle sera d’aider les établissements et entreprises publics des services à réduire leur consommation d’énergie. Face à une demande croissante, explique le journal, le Maroc entend répondre à ses besoins énergétiques en combinant des stratégies d’efficacité énergétique à grande échelle et des investissements dans les énergies renouvelables. Les Super ESCO sont des véhicules destinés à canaliser des fonds vers des investissements d’efficacité énergétique du secteur public tels que les hôpitaux, les écoles et l’éclairage public, jetant les bases pour la promotion d’investissements privés notamment dans les secteurs du commerce et l’industrie.

BAD – SEFA : une subvention pour la société d’ingénierie énergique

Maroc : le SEFA de la BAD accorde un soutien de 965 000 dollars à la Société d’ingénierie énergétique, titre ainsi Africanews. Dans un contexte de demande croissante, précise le site d’information, le Maroc veut répondre à ses besoins énergétiques en alliant des stratégies d’efficacité énergétique à grande échelle à des investissements dans les énergies renouvelables. La mutation de la SIE en Super ESCO devrait lui donner les moyens de surmonter les nombreuses difficultés liées à l’intensification des investissements dans l’efficacité énergétique. Les ESCO locales devraient ainsi pouvoir bénéficier de nouveaux débouchés commerciaux, offrir un soutien en matière d’assurance‑qualité et accroître leur réputation auprès des utilisateurs finaux et des investisseurs. Ces fonds fourniront à la SIE les outils opérationnels nécessaires pour développer une réserve de projets d’investissement bancables dans le domaine de l’efficacité énergétique, a déclaré Brice Mikponhoue dans Africanews, responsable pays par intérim de la Banque africaine de développement au Maroc.

Kenya : comment la start-up InsectiPro utilise les mouches pour la gestion des déchets et l’alimentation animale, lance à sa Une Agence Ecofin.

Avec souvent un impact négatif sur l’environnement, les aliments pour animaux sont généralement coûteux à la production et à l’achat. Comme alternative, la Kényane Talash Huijbers propose des protéines animales produites par les mouches soldats noires. InsectiPro, start-up spécialisée dans l’alimentation animale, se sert de l’activité des mouches soldats noires pour produire des sources de protéines alternatives en utilisant un processus circulaire. Les mouches soldats noires sont nourries à partir de déchets organiques pour produire des larves, qui sont par la suite séchées et transformées en aliments pour animaux. Les déchets excédentaires qui résultent de ce processus sont transformés en fumier utilisé par les agriculteurs, détaille Agence Ecofin. « Avec la croissance de la population et la pression environnementale sur l’industrie alimentaire actuelle, il faut des changements et des solutions innovantes. Pour nous, la solution, ce sont les insectes. Avec l’aide des insectes, nous nous efforçons d’apporter des changements dans l’industrie alimentaire » affiche le site de la start-up. L’Agence rappelle que ces dernières années, le besoin d’une alimentation animale alternative est allé en grandissant. Les aliments pour animaux existants, tels que le soja et la farine de poisson, sont coûteux à produire et à acheter. D’un autre côté, la capitale kényane Nairobi produit 1 900 tonnes de déchets organiques chaque jour, et très peu sont recyclés. InsectiPro se sert donc de ces déchets pour nourrir les mouches soldats noires qui produisent des larves riches en protéines pour les animaux. Cependant, l’activité d’InsectiPro permet non seulement de lutter contre la pollution par les déchets organiques, mais aussi de garantir une alternative moins coûteuse et plus accessible pour nourrir les animaux. InsectiPro doit néanmoins évoluer dans un environnement concurrentiel, notamment avec la présence d’aliments pour animaux importés et très prisés par les fermiers kényans. De plus, l’entreprise mise sur son modèle économique basé sur la durabilité et la rentabilité pour se démarquer de la concurrence. Durant la pandémie de Coronavirus, la fermeture des frontières a ralenti les importations, ce qui a accru la demande des produits InsectiPro. La start-up produit actuellement entre 1 000 et 2 000 tonnes de larves par jour à destination des fermiers. Pour développer ses activités, elle a diversifié son offre et s’est également lancée dans la production de poudre de criquets pour l’alimentation humaine. Le site conclut que la fondatrice, Talash Huijbers, nourrit l’ambition de mettre sur pied un système de production alimentaire durable afin de remplacer progressivement la chaîne de valeur actuelle.

Hydrocarbures : les résidus polluent le littoral maritime

Ce 17 février, la ministre en charge de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault, est allée prendre la mesure de la pollution marine causée par des résidus pétroliers déversés du côté de Djeno. Au terme de la visite, elle a constaté l’impact environnemental de ces produits sur les riverains et autres usagers de la côte maritime, nous rapporte Agence d’information d’Afrique Centrale ce jeudi. Arlette Soudan Nonault a visité les différents espaces et zones pollués par les activités que mènent certaines sociétés dans la ville océane. Elle poursuit également avec l’entrepôt des déchets hydrocarburés dangereux du Port autonome de Pointe-Noire. Pour le traitement de ces grés bituminés issus des travaux de dragage du port depuis des années 2016, il y a les sociétés Total et Perenco qui se sont portées garantes pour apporter leur expertise à l’État afin de voir comment éliminer ces grés bituminés. Le site précise que la ministre a débuté ses descentes de terrain sur la côte sauvage pour faire l’état des lieux de l’impact environnemental du déversement en mer des hydrocarbures observé le long de la côte sauvage et d’autres sites en mer. A ce niveau, les auteurs n’étant pas déterminés, l’enquête doit se poursuivre pour pouvoir déterminer la source réelle de ces pollutions. Ensuite, elle a visité le chantier de réparation du pipeline endommagé pendant l’exécution des travaux d’aménagement urbain sur l’avenue des voiliers dans la zone industrielle de Pointe-Noire. En effet, à cet endroit, les travaux de nettoyage se font de façon manuelle. Une société récupère des sables pollués mais sans au préalable prélever des échantillons des sols, de l’air ou de l’eau pour déterminer le degré de pollution causée par ces films d’hydrocarbures. Le souhait serait qu’il y ait des analyses des sols et de l’eau pour pouvoir regarder le niveau de pollution. Enfin, la ministre en charge de l’Environnement a bouclé sa visite de travail dans la ville océane par une séance de travail avec les grands opérateurs pétroliers, la direction générale du Port autonome de Pointe-Noire, en présence des autorités préfectorales. Parmi les points débattus au cours de cette séance de travail figurent la dépollution urgente des zones contaminées par le déversement des hydrocarbures, le traitement dans le respect des normes environnementales des déchets hydrocarburés dangereux du port, et le rappel au respect des textes en vigueur en matière d’environnement.

Maïmouna Diop (Stagiaire / VIVAFRIK)