Le sud-africain Standard Bank envisage d’augmenter ses parts au sein de sa filiale angolaise

Après la séquence de 2018, année au cours de laquelle Standard Bank Group a renforcé ses parts dans ses filiales au Kenya et au Nigeria, le groupe financier cible une nouvelle filiale stratégique sur le continent avec le même objectif.

Le groupe financier sud-africain, Standard Bank, actionnaire avec 51 % de parts détenues dans le capital de sa filiale angolaise, souhaite acquérir des parts supplémentaires dans le capital de la Banque, rapporte Bloomberg.

Cette initiative fait suite à la saisie des actifs de l’homme d’affaires angolais, Carlos São Vicente, soupçonné de fraude. Ses 49 % de parts dans le capital de Standard Bank Angola ont été confisquées et confiées à l’institution angolaise en charge de la gestion des actifs de l’Etat.

Standard Bank a signifié sa volonté d’acquérir ces actions pour se renforcer dans le capital de sa filiale. « Au cours des deux dernières années, nous avons augmenté notre participation dans nos filiales au Kenya et au Nigeria. Si l’opportunité se présente également en Angola, nous le ferons. La Standard Bank continuera à rechercher plus d'affaires en Afrique subsaharienne », a laissé entendre Sola David-Borha (photo), directrice Afrique au sein de Standard Bank Group.

Cette action intervient à la suite d’une double opération réalisée en 2018 et portant sur l’augmentation des parts du groupe dans le capital de ses filiales au Nigeria et au Kenya.

Stanbic Africa Holdings Limited (SAHL), une filiale contrôlée à 100% par Standard Bank Group a fait progresser de 12 % ses parts au sein de Stanbic IBTC Holdings Nigeria. Les actions de la Banque sont passées de 53% à 65 %. Au Kenya, SAHL a augmenté de 9% sa participation au sein de la filiale locale. Ses actions ont progressé de 60% à 69%.

En choisissant de se renforcer dans sa filiale angolaise, Standard Bank cible un pays qui est classé parmi les six Etats africains (Angola, Ghana, Kenya, Mozambique, Nigeria et Ouganda) ayant contribué à renforcer son bénéfice global au cours du premier semestre 2019.

Chamberline Moko